J’ai découvert la médium Nacera Helal sur Facebook, et je la suis depuis quelque temps déjà. J’apprécie beaucoup son altruisme, sa gentillesse, son désintéressement, des qualités qui ne sont pas forcément très répandues sur les réseaux sociaux. Ça me fait donc vraiment plaisir de l’interviewer et j’espère que son exemple inspirera d’autres médiums !

Bonjour Nacera. Je te remercie beaucoup d’avoir accepté de répondre à cette interview. Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Eh bien je m’appelle Nacera Helal, je vais bientôt avoir 48 ans, je suis maman de 5 enfants, des grands qui ont déjà leur vie et deux filles de 3 et 5 ans. Je suis une ancienne vendeuse en prêt-à-porter, un métier que j’appréciais parce que j’aimais déjà m’occuper des autres et prendre mon temps pour eux. J’ai de la chance que l’Univers m’ait choisie pour continuer, en sortant du capitalisme qui me freinait quand même, pour arriver là où on me demande de ne travailler qu’avec mon cœur. Du coup, ça glisse tout seul, comme sur un toboggan, je me laisse aller…

Je suis quelqu’un de très simple, je peux rire, chahuter avec mes filles, me rouler par terre comme une folle. Et puis à d’autres moments, je vais être sérieuse, parce que je prends très au sérieux les personnes que l’Univers met sur mon chemin et qui ont souvent des souffrances, des douleurs. Dieu merci, on me permet de pouvoir répondre, dans la majorité des cas, à leurs questions.

On peut donc dire que ça y est, j’ai enfin trouvé ma place dans la société et dans ma vie !

Tu t’es cherchée longtemps ?

Oui, ça a été dur.

Raconte-nous comment la médiumnité s’est invitée dans ta vie ? Quel a été l’événement déclencheur ?

Étant d’une famille musulmane, je me sentais observée depuis toujours, mais je ne mettais pas de mot dessus. Je n’ai jamais vu d’esprit, mais je sentais qu’il y avait quelque chose autour de moi et qu’on m’appelait. J’entendais tout le temps : « Nacera, Nacera, Nacera ». Un jour, j’ai dit à ma maman : « Maman, c’est bizarre, j’entends qu’on m’appelle et quand je me retourne, il n’y a jamais personne » ! Et ma maman m’a répondu : « Ne regarde pas, ne répond pas, c’est le diable ! ».

Du coup, je suppose que j’ai coupé quelque chose. Je n’entendais plus rien, mais je sentais qu’on me touchait : parfois c’étaient des petites tapes à l’épaule, on touchait mes cheveux, des choses bougeaient… J’avais beau déménager, dans toutes les maisons où on habitait, mes enfants et moi, il y avait toujours des manifestations, des choses qui changeaient de place, même les meubles ! Les clés aussi. Mais on s’est toujours sentis protégés, je n’ai jamais eu peur ; on vivait ces expériences en riant.

Donc pour toi, c’est naturel ? Tu as toujours baigné là-dedans en fait ?

Oui, c’est naturel, et pourtant je ne sais pas pourquoi, mais à l’époque, je n’en parlais à personne. Jusqu’au moment où j’ai commencé à prendre ma vie en main en quittant ma famille, donc l’Islam, et mon mari. J’ai pris mes trois enfants et j’ai commencé cette nouvelle vie. C’est là que j’ai commencé à remarquer qu’il se passait de plus en plus de choses positives, moi qui pensais que Dieu allait être en colère après moi parce que j’avais quitté la religion ! Au contraire, il ne m’arrivait que des choses formidables : des rentrées d’argent quand j’avais un électroménager qui sautait, mon nouveau mari, qui était complètement différent des maris que ma maman m’avait imposés…

Tout doucement, j’ai commencé à avoir des flashs, des rêves prémonitoires, mais je ne mettais toujours pas de mots dessus. Et puis, je suis tombée enceinte et pendant le congé maternité, j’ai été obligée de rester à la maison. C’est là que je suis tombée sur les vidéos de Mélanie Ducloy, comme par hasard.

De là, j’ai commencé à comprendre tout doucement ces petites choses et à lire plein de livres de médiums. J’avais l’impression qu’on essayait de m’amener vers quelque chose. Je devais reprendre le travail, mais j’ai démarré une nouvelle grossesse alors que je ne pouvais plus normalement, j’avais fait ce qu’il fallait pour que ça n’arrive plus… à 45 ans. Mais ça n’a pas marché, j’ai été enceinte malgré tout. J’ai failli y passer, j’ai fait une pré-éclampsie et, quand je me suis réveillée, je savais qu’il y avait du monde autour de moi, mais là, j’avais peur. Je ne savais pas pourquoi, mais j’avais l’impression que quelque chose avait changé dans ma vie. J’ai fait une grosse dépression et j’ai voulu me suicider.

Mais je ne l’ai pas fait. C’est comme si, de l’autre côté, on avait voulu me pousser à vivre quelque chose de plus intense. J’ai eu mon rendez-vous avec Mélanie, qui m’a parlé de momifier un citron. Alors je l’ai fait. Ensuite, j’ai consulté Yoann, qui m’a indiqué que je pouvais commencer à magnétiser les gens.

Je continuais tout de même à me demander pourquoi j’avais des flashs prémonitoires, des rêves, pourquoi je ressentais qu’on me touchait, qu’on me tapotait… Yoann m’a dit que ça allait s’ouvrir, mais je ne comprenais pas ce que ça signifiait. Et delà, je me suis sentie poussée à m’inscrire dans le groupe Facebook de Mélanie.

Mes guides m’ont donné l’idée de tirer les cartes aux membres du groupe, et comme il s’agissait de personnes éveillées, qui cherchaient leur chemin, ça m’a permis d’évoluer, de comprendre comment je fonctionnais. Je commençais à ressentir des frissons, des présences en tirant les cartes. Une centaine de personnes plus tard, je me suis sentie prête pour me mettre à mon compte.

C’était justement l’objet de ma deuxième question : quel a été ton parcours pour devenir médium professionnel ?

J’aurais dû reprendre le travail en février 2017. Mais impossible de trouver une nourrice, pas de garderie disponible non plus… Et personne de ma famille – sachant que j’ai une famille nombreuse – ne pouvait garder mes enfants. J’ai alors décidé de me tirer une carte et je suis tombée sur l’archange Michaël. La carte disait : « Si vous rencontrez des soucis au sein de votre famille et au milieu du travail, c’est parce que je connais votre mission de vie et je suis là pour tout mettre en place ». Le message était clair ! Alors j’ai accepté de lâcher prise et de me laisser guider. Et tout s’est mis en place tout seul.

C’est beau comme histoire ! Et ça ne fait pas longtemps que tu t’es lancée, finalement ?

Le 5 septembre 2017. J’ai commencé à tirer les cartes fin 2016. Grâce à l’indemnité que j’ai touchée suite à ma rupture conventionnelle, j’ai pu acheter mes jeux de cartes, mes oracles, ma table de massage, et tout s’est mis en place. Tout doucement, j’ai commencé à balayer mes anciens schémas, je me suis fait faire des soins pour me libérer de mes anciennes croyances, de mes anciens schémas, pour que je comprenne que je n’étais pas dans le pêché, que je n’étais pas dans l’attente du barbecue géant de l’enfer (rires). Au contraire, j’étais sur ma voie, j’étais là pour apporter mon aide avec l’aide de l’Univers.

Comment vis-tu ta médiumnité au quotidien ? Comment conjugues-tu ta vie perso et ta vie professionnelle par rapport à ça ?

Alors comment dire ? C’est facile et pas facile. Facile dans la mesure où je suis tellement épanouie qu’il y a des fois où je suis sur mon nuage, et je reçois les infos, je les accueille, je les accepte, c’est formidable. Mais parfois, je suis tellement dedans que je dois apprendre à gérer ma vie de maman, ma vie de couple sans avoir l’impression qu’on me bouscule dans mon évolution. Je dois comprendre mes enfants qui ont besoin de moi, je dois comprendre mon mari qui a besoin de moi, et en même temps, je veux qu’on me comprenne, pour accueillir tout ce qui est en train de m’arriver, parce qu’il y a beaucoup de bouleversements, parfois douloureux. Il me faut trouver ma place dans l’Univers, sans bousculer les autres, mais sans qu’on me bouscule moi.

Je comprends bien que c’est ce que mon âme a choisi, je dois l’accueillir. Dès que je suis dans l’incompréhension des autres, je me recentre et je comprends que c’est à moi de faire un travail, de trouver cet équilibre.

Quelle est l’anecdote la plus marquante que tu aies vécue dans ta médiumnité ?

Un jour, une défunte m’a mis une chanson dans la tête. Je l’avais dès le matin au réveil. Ensuite j’ai fait un soin à son mari, qui souffrait encore de leur séparation. Pendant le soin, j’ai senti qu’elle posait ses mains sur les miennes, et elle m’a remis la chanson en tête. Elle m’a demandé de la chanter à son mari. J’avais peur d’être ridicule, mais je me suis lancée quand même : « T’es OK, t’es bath, t’es in » ! Et là, il s’est mis à rire et m’a expliqué que c’était la chanson de leur rencontre !

J’ai trouvé ça très beau ! C’est comme si l’amour n’avait plus de barrières. Elle était passée par moi pour lui dire qu’elle était encore là, qu’elle l’aimait, qu’elle était toujours avec lui par l’intermédiaire de cette chanson. C’était magnifique !

Est-ce que tu assumes sans problème ta médiumnité ?

Oui, sans problème. Après, il faut savoir doser… On n’arrive pas toujours à trouver la limite entre l’ego et le fait de réaliser que c’est nous qui sommes comme ça. Moi, je suis heureuse d’être comme ça, d’être moi sans mettre de masque ! Je n’arrive pas encore à voir la différence entre « Regarde comme c’est beau, c’est magique » et « Est-ce que c’est mon ego qui raconte pour dire « Regarde de quoi je suis capable ? » ».

Surtout que les autres ne comprennent pas toujours de quoi on parle. Quand tu ne l’as pas vécu, on a l’impression que la personne en face ne comprend pas ton langage.

C’est un nouveau vocabulaire, sachant que moi, j’ai arrêté l’école en 5e et je n’ai pas les connaissances que beaucoup de médiums ont. Ils emploient déjà des termes très alambiqués, j’ai l’impression qu’ils parlent chinois ! Alors je me dis que pour l’individu lambda qui vient me voir, lui-même doit se demander : « Attends, mais qu’est-ce qu’elle raconte ? » ! C’est un peu compliqué.

Qu’est-ce qui t’a donné confiance dans ta manière de vivre ta médiumnité ?

Les expériences répétitives. Mais c’est paradoxal : je donne des éléments à travers les cartes, et ça parle complètement à mes consultants. Mais j’ai l’impression de ne rien faire de formidable … C’est un peu comme la cuisine ; on te donne du sel, du poivre, des épices, et avec tout ça, tu vas cuisiner un super bon plat. Et là, on va te dire que c’est délicieux et on va te demander comment tu as fait. Toi tu ne sais pas,  tu as juste utilisé les épices ! Eh bien c’est pareil avec la médiumnité, je n’ai pas l’impression de faire un truc spectaculaire…

Le jour où j’ai compris que je pouvais contacter les défunts – alors que ça faisait longtemps que je voulais y arriver en plus –, je me suis rendu compte qu’il n’y avait  rien de formidable, c’était toujours le même truc. Je prends la photo, elle se transforme, on dirait un peu un écran de télé qui s’anime. Le personnage de la photo bouge, me montre des choses, et je décris ce que je vois. Je n’ai pas encore beaucoup d’éléments, comme certains médiums, parce que c’est tout nouveau, mais je continue à prendre confiance en moi. Je n’ai pourtant pas l’impression de faire un truc formidable. En fait, il faut que j’arrête de chercher à analyser, parce que sinon le mental entre en jeu, et là, c’est fichu ! Je pense que tu peux me comprendre : toi qui écris, tu n’as pas l’impression de faire un truc formidable ?

Effectivement ! C’est pour ça que quand j’ai lancé les Clédelâme, je les ai d’abord testées, parce que je ne savais pas ce que ça allait donner… J’étais la première ébahie du résultat ! J’écris depuis toujours, mais je ne savais pas que c’était de la médiumnité…

Voilà, c’est ça ! Comment veux-tu mettre des mots dessus ? Je suis assise, mon mental se tait, du coup je reçois des infos et on me donne des réponses. Je suis déjà en canalisation, mais je n’ai pas l’impression d’y être. C’est pour ça qu’au début, j’avais du mal à être payée pour ça…

C’est le problème de beaucoup de médiums…

Je me demandais pourquoi je devrais être payée, alors que j’avais l’impression de donner la main à quelqu’un, comme moi on m’avait aidée quand j’en avais eu besoin. Et là, mes guides m’ont dit : « Non Nacera, c’est une façon de te positionner. Si l’Univers t’a mis au chômage quand tu étais vendeuse, c’est parce que maintenant, c’est là que tu vas aider. » Et tout doucement, j’assimile, j’ai mis des prix sur mes prestations. Mais c’est vrai que ça fait bizarre.

Non, mais c’est un service que tu rends, tu leur changes leur vie, tu leur apportes énormément de bonheur du coup.

Mais encore une fois, je suis juste la parabole, j’ai reçu, j’ai donné… Mais d’accord, je le prends comme un cadeau et je veux continuer à aider. Mais où est mon ego là-dedans ? Ou bien est-ce Nacera, mon âme, qui parle ?

Qu’est-ce qui t’a aidée à dépasser tes peurs ? Tu nous as dit que tu n’avais jamais eu peur…

J’ai l’impression que je n’ai jamais eu peur, c’est vrai. Quand j’entendais les voix, je n’avais pas peur. Quand on me touche, je n’ai pas peur. Ce qui me fait peur, un peu comme tout le monde, c’est le soir, la nuit, quand tu es dans ton couloir… Tu te dis que si ça se trouve, un défunt va arriver d’un coup, comme ça ! On est conditionnés par les films. Par contre, en pleine journée, honnêtement, j’aurais plus peur d’un cambrioleur qui rentre chez moi que d’un défunt qui s’assoit dans mon salon.

Pour ce qui est du bas astral, je pense que quand certains défunts meurent brutalement, ils ne se rappellent pas leur douleur ni rien, ils sont juste dans un questionnement, un peu comme quelqu’un en plein état de choc après un accident ou une agression.

Je pense que ceux qui sont dans le bas astral, mis à part ceux qui sont dans le négatif, sont tous nos frères et nos sœurs, il n’y a pas de jugement. Beaucoup d’entre eux ne croyaient pas en la vie après la mort et ne comprennent pas ce qui s’est passé.

Quel conseil tu donnerais à un médium débutant ?

D’écouter vraiment son cœur ! S’il a envie de faire quelque chose, qu’il le fasse ! Si quand il s’habille le matin, il a déjà cette idée qui fait palpiter son cœur, eh bien il faut qu’il fasse tout pour le faire. Et là, il aura tout bon.

Quelles sont tes lectures inspirantes ? Je vois que tu lis beaucoup. À part mes livres, bien sûr ! (sourire)

Les lectures de la nouvelle ère, ces nouvelles médiums qui racontent leur histoire, comme Marina Bougaïeff [La marraine du blog, hi hi !] qui explique que tout le monde a ces facultés.

J’en suis vraiment la preuve (sourire) !

Voilà, monsieur, madame tout le monde ! Nous sommes tous capables. Il nous faut juste revenir ici et maintenant au présent et faire taire notre mental. Après, bien sûr, c’est un peu comme si tout le monde voulait être avocat ou boulanger, chacun choisit sa voie. Mais pour tous ceux qui veulent être médiums, en fait ils n’ont juste pas remarqué, mais ils ont déjà eu des indices dans leur vie : adorer la série Médium, Ghost Whisperer, les émissions fantastiques, mystères… Ce sont déjà des prémices qu’on est déjà en train de vous semer les petites graines pour vous montrer que c’est votre voie. Et souvent, ce sont des personnes qui ont vécu des choses paranormales pendant l’enfance. Ces événements se produisent pour leur faire comprendre que c’est leur destinée, et qu’un jour ou l’autre, il y aura un choc !

Ils vont perdre leur boulot, leur mari, leur maison, les repères de leur ancienne vie, pour être menés sur les repères de leur nouvelle destinée. Donc tous ceux qui ont vécu des choses de ce genre peuvent être sûrs qu’ils font partie de ceux qui ont quelque chose de paranormal à vivre dans cette vie.

Y-a-t-il des personnes qui t’inspirent ?

Toi ! Dans tes écritures, j’adore !

Arrête, tu vas me faire rougir (sourire) !

Déjà, ça me parlait beaucoup, et tu as vraiment bien placé l’individu lambda qui est capable de devenir médium… Là où on a l’impression qu’en vrai il faut être quelqu’un d’extraordinaire ! Comme si on devait avoir un super charisme, un regard noir, être une personne qui a des capacités, des pouvoirs parapsychiques… Mais non, tu as raison Fabienne, on est comme tout le monde !

Mais oui, c’est la vie de tous les jours, je voudrais vraiment que les gens comprennent que la médiumnité fait partie de notre vie !

Eh bien ton livre m’a guérie, il m’a aidée ! Il y a eu aussi le livre de Marina Bougaïeff, celui de Delphine Debauve et celui d’Aline Peugeot. Tout ce que je lis, je l’accueille et je l’accepte. Depuis que je suis gamine, je collectionne par exemple des fées, des statues, des baumes à lèvres… Et quand j’ai lu que tu étais allée à Brocéliande, ça m’a donné envie d’y aller à mon tour !

Ça ne m’étonne pas du tout, ton attirance pour les fées. Tu dégages des ondes de gentillesse, d’amour, comme je te l’ai dit en début d’interview.

On m’a souvent appelée Mère Teresa. Mais je ne comprends pas, parce que pour moi, ce sont les autres qui ne sont pas normaux, moi je suis normale ! Mais bon, je ne juge pas, parce que je ne sais pas comment j’étais dans les autres vies. On est tous en devenir, on choisit tous une expérience qui nous est propre… Tout le monde a son histoire, son empreinte, son tatouage. Je dirais même qu’il est interdit de juger.

C’est ça qui est dur, je trouve…

Non, je n’ai aucun problème avec ça, j’aime tout le monde. Tout le monde est mon frère et ma sœur et tout le monde est en devenir, tout le monde est dans son expérience, et chaque personne que tu côtoies te permet d’apprendre à te connaître, toi, avec ce qu’elle te fait vivre. Donc je trouve ça formidable ! En fait, c’est un grand puzzle, tout est parfait, tout est à sa place.

Merci beaucoup pour cette interview très intéressante Nacera, à bientôt !

Je t’envoie plein d’amour, au revoir.

La page Facebook de Nacera Helal  : https://www.facebook.com/NaceraHelalmedium/