Lettre à ma grand-mère, médiumnité, vie après la mort, au-delà

 

Chère Mémère,

Cette lettre n’était pas prévue au planning, mais j’ai ressenti aujourd’hui l’impérieuse envie de t’écrire, alors c’est ce que je fais 🙂

Ça fait un peu plus de quatorze ans que tu es partie, c’était le 15 août 2002 très précisément. D’ailleurs, j’avais trouvé cette date vraiment très marquante à l’époque, toi qui étais « fan » de la Vierge Marie 😉 Quatorze ans, donc, et pourtant, curieusement (ou pas), tu ne m’as jamais semblé aussi proche.

Tu te rappelles, Mémère, tu avais peur de la mort ?

Une trouille bleue, je m’en souviens. C’est sans doute pour ça que tu te gavais de médicaments en tous genres, histoire de retarder l’échéance. Tu n’as longtemps pas fait ton âge, on t’aurait donné facilement dix ans de moins. Mais il suffit souvent d’un grain de sable dans l’engrenage pour que tout s’enraye. Toi, c’est le glaucome qui t’a pourri la vie. Tu l’as vraiment maudit, ce glaucome, et tu avais raison, c’était une saloperie !

Tu as dû être contente, de l’autre côté, de retrouver une vue bien claire 🙂 Et ta mobilité aussi ! Parce qu’à la fin, tu restais clouée à ton lit ou à ton fauteuil roulant, alors que tu aurais très bien pu descendre la rue de la Roche en roller (oui bon, y’a que toi et moi qui puissions comprendre cette blague !). C’était pas très marrant tout ça. Tu aurais préféré aller te promener sur les chemins de la Fresnaye ou dans les rues de Putanges, j’en suis sûre.

Je me souviens…

Je me souviens tellement bien de ton sourire affectueux, de ton regard tendre et rieur. De tes bisous à triple résonance. De ta voix aussi : « Faut manger ma p’tite fille » ! T’avais tout le temps peur qu’on n’ait pas assez mangé ! Un souvenir de la guerre, ça, pas de doute. Ne t’inquiète pas, Mémère, on mangeait bien chez toi ! Je me rappelle les quiches lorraines qu’on allait chercher chez le charcutier, le poulet rôti qu’on passait prendre ensuite chez le boucher. Et puis parfois, à la boulangerie, en plus du pain, on achetait des petits gâteaux. C’était notre rituel du dimanche midi quand on était chez toi.

Quand tu es partie, ça faisait déjà quelques années que je vivais à Paris. Je me rappelle que je voulais absolument te présenter mon homme, même si je te savais diminuée. Tu avais pris ma main dans la tienne, je m’en souviens comme si c’était hier.

Et puis tu es partie, donc.

Mais tu n’es pas partie vraiment. Quelques années après, je ne sais plus quand ça a démarré exactement, tu as commencé à apparaître dans mes rêves. Ceux qui ne rêvent pas de défunts disent que ce sont des rêves comme tous les autres. Mais ils se trompent, car leur intensité est telle qu’on ne peut pas se méprendre. C’est difficile à expliquer, il faut le vivre, comme d’habitude…

Je t’ai revue, de rêve en rêve, sur plusieurs années. Tu étais là, mais tu ne me parlais jamais. Mais je savais que « rêver » de toi était signe de bonne nouvelle à venir. Une nuit de novembre 2013, tu m’es apparue, entourée de Pépère, toujours dans l’ombre, de Bernadette et de Jean, ta fille et ton gendre. Cette nuit-là, tu scintillais comme une sainte, tu étais resplendissante d’amour. Et tu m’as serrée dans tes bras. Je n’oublierai jamais ce moment, c’était vraiment un des plus beaux moments de ma vie, un des plus intenses  !

Toi, mon magnifique déclencheur…

Plusieurs fois, je t’ai demandée de venir dans mes rêves, de me parler, mais les défunts n’obéissent pas à nos injonctions apparemment ! Ou alors ils ne le peuvent pas. Je t’ai revue deux ou trois fois depuis ce moment magique, mais je sens maintenant que tu es partie dans un niveau vibratoire plus élevé, et je peux moins qu’avant sentir ta présence.

J’espère que tu es entourée de tous ceux que tu aimes ; j’espère que Pépère est à tes côtés et qu’il a trouvé l’apaisement. Et j’espère que Marie-Madeleine, votre bébé, est là aussi, avec Bernadette.

Je pense souvent à toi, Mémère. C’est toi qui m’as entraînée dans cette direction, celle qui fait qu’aujourd’hui j’écris ce blog. Tu en as été le déclencheur, un magnifique déclencheur.

Je voulais te dire que j’ai été heureuse d’être ta petite-fille sur Terre et je suis sûre que quand on se retrouvera (dans trèèèèèès longtemps hein, je ne suis pas pressée !!), ça fera un feu d’artifice de vibrations d’amour !

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