Christophe Jacob médium médiumnité Tous Médiums EOL

« Je ne suis pas un héros », c’est ce que pourrait chanter Christophe Jacob, tant il tient à démystifier les médiums et leurs pouvoirs qui paraissent si mystérieux. Bon, ok, je n’ai pas choisi le titre de la chanson par hasard, mais plutôt en clin d’œil : Christophe Jacob est en effet connecté depuis quelques mois avec les esprits de Daniel Balavoine et de Michel Berger ! Il y a plus désagréable comme compagnie, on est d’accord ?!…

En tout cas, quand je serai grande, je serai Christophe Jacob. Ses ressentis sont hyper précis, il est marrant, il se laisse pas emmerder… Bref, il a tout bon, et c’est vraiment ce genre de médiumnité que j’ai envie de pratiquer. J’espère que j’y arriverai, mais je sais que le chemin sera long (pensez, lui, il a commencé à 4 ans, alors moi, avec ma demi-année de pratique en pointillé, j’ai encore du boulot !).

Allez, suivez-moi à la rencontre de Christophe Jacob, le médium rock’n’roll 🙂

Bonjour Christophe ! Je vous ai découvert sur Youtube avec vos médiumnités en salle.

Il n’y a pas de hasard, j’ai beaucoup inondé le web avec mes vidéos !  Au départ, je ne tenais pas plus que ça à être présent sur Internet. Et puis, de l’autre côté, ils m’ont dit : « Si si si, il faut que tu montres ce que tu fais. Tu ne fais pas de la médiumnité comme les autres ». La médiumnité en salle, je la pratique depuis seulement trois ans. J’ai commencé en m’aidant de photos, parce que je savais comment faire, mais si on m’avait dit six ou sept ans plus tôt que je ferais de la médiumnité en salle, je ne l’aurais pas cru ! C’est tellement dangereux, c’est casse-gueule au possible, et c’est très énergétivore. Bien le gérer, c’est une question d’entraînement.

Venons-en au commencement. Comment s’est déclenchée votre médiumnité ? Quels sont vos premiers souvenirs ?

J’étais bambin – je devais avoir 4 ou 5 ans – et je voyais des apparitions, la nuit, de personnes que je ne connaissais pas et qui m’effrayaient. Comme j’avais peur, je demandais à ce qu’on me les fasse apparaître en petit, en lilliputien. Et j’ai gardé le truc, ils continuent à m’apparaître de cette façon, c’est ça qui est rigolo ! Ça fait toujours rire les gens quand je leur explique que je vois les défunts en petit ! Ou alors, je vois seulement leur tête, mais elle est petite elle aussi. En fait, je les vois de loin, ce qui fait qu’ils ne m’embêtent pas ! Je ne les vois pas en face. Souvent, c’étaient des ombres blanches, mais c’était parfois bien plus précis. Et ça fait peur quand on est enfant.

Même adulte, ça fait peur !

Oui, même adulte. C’est un mythe que je casse complètement. Bien sûr que j’ai peur, comme tout le monde ! Ça m’arrive de flipper ma race, comme disent les jeunes !

Même avec l’habitude, ça vous arrive donc encore d’avoir peur ?!

Bien sûr ! Parce que, quand on est en pleine nuit, qu’on descend deux étages dans l’obscurité et que, soudainement, une ombre blanche passe, ça surprend un peu, quand même ! Mais on s’y habitue progressivement. Adolescent, ça m’amusait beaucoup, parce que j’utilisais mes capacités médiumniques pour percevoir des choses chez les autres. Par exemple, une copine me donnait une lettre que son papa lui avait écrite, et j’étais capable de tout percevoir. Mes copains croyaient que je voyais dans le futur, mais ce n’était pas ça du tout. Ça me faisait beaucoup rire, mais je ne leur avouais pas mon secret.

Quand est venu le moment du service militaire, j’ai fait une préparation militaire pour être sûr d’être près de chez moi et d’être sous-officier. Mais je suis mal tombé, parce que j’ai été recruté par des services de renseignement. Ça a été une horreur. Du coup, au bout de six mois, j’ai décidé de me faire réformer, et j’ai dit au colonel que s’il ne me réformait pas, je me laisserais mourir. J’ai fait une grève de la faim, je suis descendu à 61 kilos. Ils ont vu que je ne plaisantais pas, et je me suis donc fait réformer. Au centre de réforme, j’ai rencontré un voyant, qui m’a dit : « Toi, t’es comme moi ». Il m’a tendu une photo et m’a demandé de lui parler de cette personne. J’avais 20 ans ; je lui ai décrit facilement tout ce que je voyais.

J’ai commencé à faire un peu de télé, sur RTL9, de la radio aussi. C’est monté très vite ; je me voyais plus voyant que médium. Médium, c’était sulfureux, alors que pour la voyance, j’avais un support cartes, c’était plus facile. Mais les supports ne sont que des béquilles, je l’ai compris plus tard. Par la suite, j’ai fait des boulots « normaux ». J’ai travaillé dans la formation professionnelle pour adultes, avec des personnes en grande difficulté sociale, et j’ai également bossé en prison. J’utilisais mes facultés pour comprendre l’histoire de ces jeunes et savoir comment j’allais pouvoir les attirer là où je voulais les attirer. C’est de cette façon que j’ai créé mes premiers outils. Mais il a fallu beaucoup d’années avant que je prenne la décision, en 2000, de me consacrer définitivement à l’écriture et à la médiumnité.

Vous aviez peur de vous installer comme médium ?

Je pense qu’inconsciemment, je savais que j’avais besoin de rentrer dans la vraie vie, avec de vraies personnes qui faisaient de vrais boulots. Ça me permettait de comprendre comment elles fonctionnaient pour mieux pouvoir saisir ensuite les consultants que j’allais avoir en face de moi. Tous les postes à responsabilité que j’ai occupés m’ont bien aidé, car ils m’ont permis de prendre de l’amplitude, de la confiance en moi. J’étais quelqu’un qui n’avait absolument pas confiance en lui, c’est d’ailleurs toujours un peu le cas aujourd’hui. Travailler le développement de l’intuition et de la médiumnité m’a permis d’asseoir une confiance en moi en parallèle, parce que c’est le meilleur outil pour développer une estime de soi.

Et sans confiance en soi, on ne peut pas vraiment développer sa médiumnité de toute façon…

Ce sont bien les deux faces d’une même pièce, c’est ce qui est intéressant. Oser, c’est mon terme fétiche, je l’emploie tout le temps. Parce que, par exemple, quand on est en salle devant 170 personnes et qu’on ne sait absolument pas ce qu’on va dire une demi-heure avant, il faut oser. C’est un truc de fou. C’est de l’adrénaline, mais en même temps, ça demande une foi totale. Il faut être complètement connecté et se dire : « Je sais que ce que je note, ce que je dis, c’est juste ». Ça donne beaucoup de force, et après une séance, on est super content de voir les résultats obtenus.

Parfois, je dis des choses inouïes ! La précision a été, en toute humilité, ma signature dès le départ. C’est ce qui a donné aux personnes l’espoir qu’il existait bien quelque chose de l’autre côté. Mais il ne faut pas se mentir, c’est beaucoup de travail pour en arriver là. Mon mentor et maître à penser, le médium anglais Gordon Smith, est exceptionnel. Je veux atteindre ce niveau.

Je trouve que vous n’en êtes pas si éloigné ! D’ailleurs, quand vous parlez de lui, vous dites qu’on a l’impression qu’il a le défunt au bout du fil. Mais j’ai eu exactement la même impression en regardant vos médiumnités en salle. C’est une précision et une fluidité qui me fascinent et que j’espère atteindre un jour…

C’est sympa, mais je pense que j’ai encore un peu de boulot quand même… Il y a cinq ans, j’étais seul, divorcé, au RSA, je n’avais plus rien, j’étais malade. Enfin bref, la totale ! On m’a mis Gordon Smith dans les pattes sur Internet. J’ai regardé en haut et j’ai dit : « Vous voulez que je fasse un jour de la médiumnité en salle ? Ce sera ça ou rien ! Donc vous vous démerdez ! ». Et c’est vrai qu’ils m’ont beaucoup aidé, mais ça reste tout de même flippant, il faut être honnête.

Surtout la toute première médiumnité en salle je suppose. Mais maintenant, vous avez une forme d’habitude quand même, vous en faites beaucoup…

Oui, mais ça fait toujours aussi peur ! Ça n’a quasiment pas bougé par rapport à la première fois. Et je pense que c’est sain. Le jour où j’arriverai en disant « Allez les gars, je vais vous dire ceci ou cela », j’aurai un problème et il faudra que je change de crèmerie ! Pour en revenir à Gordon Smith, c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup parce qu’il a aussi une personnalité, une humilité, une gentillesse. C’est quelqu’un de très humain et de très intègre. Il ne cherche pas à tirer la couverture à lui ni à faire de l’esbroufe ou de l’épate. Il n’est pas là pour ça. Et je dis souvent que le jour où un de mes livres devient un best-seller, j’agirai comme lui et je ne ferai plus payer les gens en médiumnité.

Vos perceptions sont très précises. Est-ce que vous vous entraînez pour les améliorer ?

En tant que médium professionnel, on s’entraîne au quotidien avec les consultations avec nos clients. Et c’est ce que je ne voulais pas trop faire en fait. J’étais effrayé de ce que je pouvais découvrir. J’avais peur de devenir un objet de foire et de pouvoir révéler quelque chose de très fort, que je ne maîtriserais plus. Aujourd’hui, je mène une vie équilibrée [Petit coucou à son épouse Babette en passant 😉 ] et donc, forcément, je maîtrise ma médiumnité. Mais c’est vrai que ça s’enrichit encore et que ça va désormais de plus en plus vers des choses internationales, universelles. Donc c’est quand même un peu effrayant !

Mais je le répète, je ne m’entraîne pas plus que ce que je fais lors de mes consultations, et je ne prends jamais plus de trois consultations par jour. Et ce n’est pas tous les jours non plus. J’espère être un jour connu comme celui qui a dépoussiéré en France la médiumnité à papa pour l’amener vers un public plus jeune. J’ai envie d’en faire un show, parce que c’est comme ça que je le vois. Lisa Williams, une médium américaine très connue, fait un vrai show outre-Atlantique. Mais malheureusement, le public français n’est pas encore assez ouvert. Je passe plus pour un provocateur parfois. Et c’est vrai que j’aime ça aussi, il faut être honnête ! Mais toujours dans le respect de l’autre. En France, c’est vrai qu’on m’adore ou qu’on me déteste !

Avez-vous une hygiène de vie particulière pour entretenir votre médiumnité ?

Je fais quotidiennement de la course à pied depuis vingt-cinq ans parce que c’est ma façon à moi de démarrer la journée pour me sentir bien. Au début, je courais 10 à 12 kilomètres, maintenant, je n’en fais plus que 7 ou 8. Je fais ça tous les matins parce que ça m’éclate et que j’aime bien sentir les éléments. Je médite en courant. J’ai la chance d’être dans une belle région avec des arbres, une voie verte, un petit lac à côté, je sens tout – les éléments, les saisons, les horaires – et ça me met une pêche ! Et en plus, c’est une technique de méditation. Je pense que c’est ce qui me permet de rester au top.

Vous dites que tout le monde a des capacités de médiumnité. D’ailleurs vous avez écrit un livre sur le sujet.

Beaucoup de personnes croient que la médiumnité est un don. Quand j’ai écrit Tous médiums !, beaucoup m’ont dit que j’étais complètement fou d’écrire un livre pareil, que tout le monde allait se prendre pour un médium, que c’était n’importe quoi… Je rigolais tout seul ; ce n’est pas une bombe, quand même ! Mais c’est vrai que j’ose dévoiler tous les « secrets » du médium et que je les mets à la disposition du plus grand nombre, en démystifiant totalement l’écho du médium surhumain, formidable et empreint d’une spiritualité exceptionnelle !

Tous médiums !, c’est un livre qui explique pourquoi on est tous médiums dès la naissance. C’est une faculté qui est endormie par le processus éducatif, l’environnement social et culturel. Souvent par le biais de traumatismes particuliers, on réveille son cerveau droit et on accède alors à ces perceptions et ces facultés enfouies. Ou alors des personnes comme moi ont gardé cette faculté originelle.

Dans Tous médiums !, je présente de nombreux exercices qui permettent de développer l’intuition et d’ouvrir le canal de la médiumnité. C’est vraiment accessible à tout le monde. Les personnes qui n’ont absolument aucun diplôme en sont tout aussi capables que des polytechniciens, et c’est ce qui m’intéresse. C’est le partage. Le livre contient en plus un CD de méditation guidée pour aider au développement de l’intuition.

Comment votre livre est-il découpé ?

Dans un premier temps, je détaille à qui s’adresse ce livre et qui sont les médiums. Ensuite, j’explique pourquoi nous sommes tous médiums, voyants et guérisseurs. À partir du chapitre 4, je m’amuse beaucoup, parce qu’il s’appelle : « La mission médiumnique, alleluiah » ! C’est un livre dans lequel on rit beaucoup, notamment avec certains tests qui sont très drôles.

Je parle ensuite de la véritable nature de l’ego, puis j’explique ce que c’est que l’intuition. Je détaille la grille de lecture psychique intuitive médiumnique et comment elle fonctionne par rapport aux rêves, aux symboles, etc. Ensuite, je présente des exemples de lectures médiumniques. En fait, c’est un livre transmédias, parce qu’il permet d’aller voir sur Youtube une vidéo qui est ensuite expliquée dans le livre.

J’explique aussi pourquoi l’enfant intérieur est important pour le développement de l’intuition. J’aborde les aides et les protections de l’au-delà. Je donne des conseils pour développer l’intuition. Il y a un chapitre sur la médiumnité et les secrets d’État. Enfin, je conclus par une trentaine de questions-réponses sur les médiums et la médiumnité.

Toujours pour aider les gens à développer leur médiumnité, vous avez créé EOL, une école en ligne.

EOL, c’est le prolongement de Tous Médiums ! On retrouve dans la formation « Développement de la médiumnité » tout ce qu’il y a dans le livre. D’ailleurs, je tiens à signaler que cette formation est gratuite pour les personnes qui achètent un abonnement d’au moins un mois à EOL et qui fournissent une preuve d’achat de mon livre, Tous Médiums. Pour 29,90 euros, ils reçoivent gratuitement une formation d’une valeur de 300 euros !

Il y a aussi des vidéos plus interactives, dans lesquelles j’explique des points de médiumnité. Et puis il y a des coachings en direct et en live. Tout est complémentaire.

Et la première partie d’EOL présente toutes mes conférences, diffusées dans leur intégralité, mais aussi des conférences de personnes que j’ai interviewées, des interviews de thérapeutes, souvent en rapport avec l’intuition. Il y aura aussi des mini-formations, que je suis en train de mettre en place, notamment sur les enfants médiums. Et puis je réalise une médiumnité en live tous les dimanches. Tout cela pour 10 euros par mois, ce qui ne devrait pas trop grever le budget !

Y-a-t-il des livres et des personnes que vous trouvez inspirants ?

Il y a des lectures qui m’ont transcendé : Sri Aurobindo ou l’Aventure de la conscience, de Satprem,  qui est un superbe livre, Le moine et le philosophe, de Mathieu Ricard et de son père, Jean-François Revel. Ce sont des ouvrages qui ont été importants car ils m’ont permis d’aller très loin dans la réflexion intellectuelle. Il y a aussi le livre d’Olivier Chambon, Le Chamane & le Psy, qui est un très bon livre.

Le livre des esprits, d’Allan Kardec, je l’ai lu à 16 ans. À l’époque, ça m’a aidé, mais le mot « spirite », ça m’évoque surtout le white spirit ! C’est comme la théosophie ou Rodolphe Steiner. C’est formidable, c’est un auteur qui a écrit des livres très intéressants sur l’intuition, mais aujourd’hui, quand j’explique les différents types d’intuition, je vais beaucoup plus en profondeur en utilisant des termes réactualisés. Comme je le répète souvent, je n’apprends rien à personne. Je n’ai pas cette prétention. En revanche, je révèle des choses que les gens connaissent ; c’est ce qui m’intéresse.



 

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