Mélanie Ducloy - interview Mélanie Médium

Je suis fière de vous présenter sur ce blog l’interview de Mélanie Ducloy, bien connue sous le nom de Mélanie Médium. Je l’ai découverte l’année dernière grâce à une amie, et j’ai visionné, fascinée, des dizaines et des dizaines de ses séances.

Y’a pas à dire, elle est vraiment bluffante, Mélanie ! J’étais persuadée qu’elle était médium de naissance tellement elle transmet les messages de manière fluide. Mais en fait non, vous verrez ça ci-dessous !

Quand on s’est rencontrées virtuellement, via Skype, pour faire cette interview, on a eu droit à un festival de bruits bizarres dans nos ordis, mais aussi à quelques flashs plus ou moins spectaculaires. La routine pour Mélanie 😉 En tout cas, il semblerait qu’on ait été sur écoute pendant cette discussion, si vous voyez ce que je veux dire !…

Allez, trêve de bavardage, je laisse la parole à Mélanie, bonne lecture à vous !

Bonjour Mélanie, et merci beaucoup d’avoir accepté de répondre à cette interview ! Comment êtes-vous devenue médium ? Y-a-t-il eu un élément déclencheur ?

Il y a quelques années, on a acheté une maison. C’était une vieille bâtisse qui avait été rénovée. On avait parfois l’impression d’entendre marcher ou d’entendre des choses, mais on rationalisait toujours parce que je ne croyais pas du tout à tout ça. J’étais même anti-médiumnité !

Mon fils était bébé à l’époque, on avait un babyphone. Un dimanche, je me suis levée très tôt par rapport à d’habitude, et quelques minutes après, le babyphone s’est déclenché. Mon mari a entendu dans le babyphone : « Je ne suis pas de ce monde, je ne vous veux aucun mal ». Le babyphone s’est éteint et notre fils s’est mis à hurler à l’étage, alors mon mari est descendu voir ce qui se passait. Il ne m’en a pas parlé le jour-même, il a entendu le lendemain pour me le raconter. Ma première réaction a été de rire. Je lui ai dit qu’il dormait sûrement encore, que c’était un rêve. C’est là qu’il m’a répondu : « Non, parce que tu venais de te lever et ça m’a réveillé ».

Entretemps, on avait vécu des choses vraiment bizarres. Par exemple, une nuit pendant l’été, j’ai entendu ce qui ressemblait à une petite tornade. Il faisait très chaud dehors, ça devait être au mois d’août. J’ai ouvert le volet pour voir s’il n’y avait pas de dégâts dans la rue. Et en ouvrant la fenêtre, j’ai constaté ébahie qu’il n’y avait rien ! Je me suis dit que c’est moi qui avais rêvé. Mais le lendemain, mon mari m’a demandé si j’avais entendu la tornade durant la nuit ! À l’époque, notre fils avait 1 an et notre fille 8 ou 9 ans. Parfois, je me levais parce que j’entendais des petits pas ; je pensais que c’était ma fille qui marchait, mais tout le monde dormait !

Il y a vraiment eu une accumulation d’événements qui m’ont fait penser qu’il se passait effectivement peut-être quelque chose dans cette maison.

Cela fait combien de temps ? Y-a-t-il quelque chose qui a déclenché tout ça ou était-ce juste le fait d’arriver dans cette maison ?

C’était il y a sept ans. Oui, c’était lié à notre arrivée dans cette maison, mais c’est aussi arrivé à un moment particulier de ma vie. Mon mari a dû entendre ça au mois de septembre ou octobre, et je devais prendre mon congé parental, parce qu’on ne trouvait pas de nourrice là où on venait d’emménager. J’ai donc décidé de garder mon fils, et il fallait du temps pour ça. Il en fallait aussi pour faire des recherches. Je trouvais quand même bizarre ce qui nous arrivait dans la maison.

J’ai fait surtout des recherches sur les phénomènes paranormaux. Je faisais défiler des photos sur un site et pour chaque photo qui passait, j’obtenais des informations : des images, des mots, des choses qui me venaient… J’avais l’impression que j’étais en train de devenir folle, mais quand je lisais les commentaires, c’était exactement ça. La première fois, j’ai cru que c’était un coup de bol, mais au bout de la cinquième fois, j’ai compris qu’il se passait quelque chose. Du coup, j’ai demandé à mon tour un ressenti photo à plusieurs médiums pour savoir si j’avais moi aussi des capacités. Et effectivement, cinq médiums me l’ont confirmé.

C’est le côté sympathique de l’histoire, parce qu’on s’est vite laissé déborder par ces entités présentes dans la maison. Comme je ne m’y connaissais pas, je ne savais pas qu’il fallait purifier par exemple. Or ces entités étaient vraiment très présentes, mon fils n’arrivait même plus à dormir. Alors une amie est venue faire une purification de la maison ; elle m’a confirmé dans le même temps que j’étais bien médium et a identifié les entités présentes dans la maison. Cela correspondait à mes ressentis. Voilà comment se sont passés mes débuts.

C’est fou, parce qu’en regardant vos vidéos, on a l’impression que vous êtes médium depuis toujours tellement c’est fluide, alors qu’en fait, ça ne fait « que » sept ans !

C’est ce que je dis toujours. Cela fera sept ans au mois d’octobre. Et entre les débuts et aujourd’hui, ça n’a plus rien à voir. Avant, je faisais des ressentis, des petites choses. Quand je regarde ce que je fais aujourd’hui, je me rends compte du chemin parcouru. Et même, si je compare une vidéo d’il y a six mois avec une vidéo d’aujourd’hui, je vois aussi l’évolution. Et si je regarde une vidéo d’il y a un an et demi, je vois encore plus l’évolution.

Que s’est-il passé à la suite de la découverte de votre médiumnité ?

À l’époque, j’étais en congé parental, j’y suis restée pendant un an et demi. Initialement, j’étais formatrice dans l’éducation spécialisée et j’avais décidé d’arrêter mon contrat pour devenir formatrice libérale. Mon objectif pendant mon congé parental était donc de m’occuper de mon fils et de préparer ce projet professionnel. Mais du coup, ça m’a permis de travailler en parallèle toutes mes capacités, mes connaissances, mes expériences. Pendant un an et demi, j’ai fait bénévolement des centaines de ressentis défunts et voyance; je le sais, parce que je notais tout !

Et puis ensuite, je me suis mise à mon compte en tant qu’éducatrice libérale ; j’avais donc beaucoup moins de temps. Je proposais de temps en temps quelques séances. Mais comme je voyais que ça me prenait du temps, j’ai écouté l’avis d’une amie qui me conseillait de me faire payer. Au début, les gens donnaient ce qu’ils voulaient ou bien je demandais une très petite somme. Et puis ça a évolué ainsi jusqu’en 2014. C’était de temps en temps, avec des périodes un peu plus et des périodes un peu moins. Début 2015, j’ai vraiment repris ma situation professionnelle en main. Certaines choses ne me plaisaient plus trop dans la formation professionnelle, dans l’organisation. Mais pour moi, il était évident que je ne deviendrais jamais médium professionnelle !

C’est ce que j’allais vous demander justement : vous vous êtes entraînée, mais ce n’était pas dans l’optique de devenir pro ?

Pas du tout ! Je ne me suis même pas entraînée, je faisais ce que j’arrivais à faire en fait. Je ne cherchais pas à aller au-delà, je ne cherchais pas à développer mes capacités.

Mais vous le faisiez parce que ça vous plaisait de le faire quand même ?

En fait, à la base, c’est parce que ça me plaisait de faire plaisir aux gens. C’était toujours dans l’objectif de rendre service. J’ai créé ma page Facebook début 2014 et j’assurais quelques petits rendez-vous. Comme je n’étais plus à mon compte, j’ai décidé d’utiliser ce statut juridique pour pratiquer la médiumnité de manière professionnelle. Et c’est là que ça s’est vraiment développé. C’était le bon moment.

J’ai commencé à faire des médiumnités de groupe ; c’est ainsi que sont nées mes vidéos, car je cherchais un moyen pour que chacun ait un souvenir de la séance. Ainsi, chacun des participants pouvait regarder la vidéo, parce que je ne pouvais pas l’envoyer à tout le monde.

C’est de là que tout a commencé, parce que les vidéos ont été partagées encore et encore. Ensuite, les consultants ont commencé à me demander si je pouvais également filmer leur séance individuelle. Et en fait, je n’ai pas vraiment contrôlé ce qui est arrivé, ça a été un engrenage positif.

Comment vivez-vous votre médiumnité au quotidien ?

Aujourd’hui, ça va, mais il y a eu des moments, notamment au début, où c’était difficile. Déjà, j’avais l’impression d’être cinglée, j’étais même allée voir mon médecin. Moi qui avais travaillé en psychiatrie, j’avais franchement l’impression de devenir schizophrène et d’être bonne pour l’hôpital psychiatrique. Il y a donc eu une période où c’était compliqué. Et puis j’ai traversé des périodes difficiles, parce que ça pompe énormément d’énergie quand on ne connaît pas les bases pour prendre soin de soi, pour purifier le logement, etc.

Ensuite, lorsque j’ai repris le travail, c’était là aussi très fluctuant. Les remarques des gens me touchaient beaucoup. Si on me disait que je m’étais trompée, c’était une catastrophe pour moi. C’était terminé, je ne voulais plus donner de rendez-vous, j’avais peur de faire des bêtises et de raconter n’importe quoi. Aujourd’hui, on ne me croit pas quand je raconte ça, parce que les m’imaginent comme je suis aujourd’hui. Mais je ne suis pas arrivée là, comme ça, ce n’est pas si simple ! Et il y a plein de fois où j’ai tout arrêté !

La dernière période un peu compliquée, c’était il y a un an et demi ou deux ans, parce que la médiumnité entrait un peu plus dans ma vie professionnelle. Pour mon entourage, ça a été compliqué parce que j’évoluais et, du coup, il fallait me suivre. Aujourd’hui, je vis beaucoup mieux ma médiumnité, c’est devenu mon « métier ». Mais je pense qu’il faut trouver son rythme, et maintenant je l’ai. Il faut expérimenter, et ça n’a pas forcément été simple tous les jours.

Quand vous avez terminé vos séances, vous fermez tout et vous ne captez plus rien ou ça vient quand même ?

En général oui, j’essaie de faire comme ça. L’année dernière, en 2016, je faisais des séances du lundi au vendredi, en demi-journée. Soit toute la matinée, soit toute l’après-midi. J’en faisais à peu près quatre par jour. Mais je me suis aperçu que c’était trop, non seulement au niveau énergétique, mais aussi au niveau de la paperasse, des mails, de la gestion des vidéos… Ça devenait ingérable. Et puis dès que j’étais arrêtée, c’était la catastrophe pour reporter les rendez-vous. Donc, depuis janvier 2017, je me suis organisée autrement.

Dans la semaine, je prends deux à trois matinées de rendez-vous en individuel, et le reste, je le consacre à mes vidéos, aux directs. Ou alors je lis, je me repose, je marche, etc. Parce que j’ai compris que l’un n’allait pas sans l’autre. Si je vais marcher une demi-heure dans la forêt, ce n’est pas que je ne fais rien. Hier, j’ai fait une sieste de deux heures, c’était nécessaire. C’est mon temps de travail, j’en ai besoin pour travailler.

Quelle est l’anecdote la plus marquante que vous ayez vécue dans votre médiumnité ?

Je me souviens d’une fois où j’étais à une soirée chez mes parents et je suis montée pour aller aux toilettes. Et là, un défunt est venu me parler ! Je lui ai dit que ce n’était pas le moment (rires), je n’étais vraiment pas dans les bonnes conditions. Il a insisté, parce que c’était une mort particulière. C’est vraiment une anecdote qui m’a marquée, je me vois encore sur la cuvette en train de lui dire non. Et il a insisté, parce que pour lui, ça n’avait pas d’importance en fait, même si nous, ça nous gêne ! Dans le même genre, je me souviens d’un défunt que je connaissais bien qui ne se gênait pas pour me regarder sous la douche !

Autre anecdote, celle-là pas risible du tout. C’était une jeune fille décédée dans des conditions particulières, ça avait été très médiatisé. Elle s’est manifestée à moi alors que j’étais en voiture. J’avais une très longue route à faire, et elle m’est apparue le visage ensanglanté, ce n’était vraiment pas simple. Mais je ne savais pas qui elle était. Elle est venue me voir en me disant : « Parle à Maman, parle à Maman ». Mais je ne la connaissais pas. Et elle est partie parce que j’étais en train de conduire et que je ne pouvais pas l’aider sur le moment.

Pour changer un peu de fréquence, c’est le cas de le dire, j’ai mis la radio. Je suis tombée sur les infos et tout de suite, on prononçait son prénom et les conditions de son décès. J’ai donc compris qui elle était. Je lui avais promis de parler à sa maman, mais comme j’ai tardé à le faire, elle est allée voir ma fille, qui me réveillait en pleurs. Elle n’avait pas connaissance de ça, parce que je ne lui avais pas expliqué.

J’ai fini par envoyer un message à cette maman, mais j’ai mis du temps, parce que j’ai réfléchi à la manière dont j’allais le formuler. Je ne savais pas si elle était ouverte à la médiumnité. Elle ne m’a jamais répondu, mais j’ai vu qu’elle avait reçu mon message et qu’il avait été lu. L’important, en tout cas, pour cette petite fille, c’était de passer ce message à ses parents. Ce qu’ils en ont fait après, je ne le sais pas, mais en tout cas, moi, j’ai fait ce qu’elle m’a demandé.

Comment vivez-vous le regard des autres ? Assumez-vous sans problème votre médiumnité ?

Aujourd’hui, oui, mais ça n’a pas toujours été le cas. Au tout début, je n’en parlais pas ou très peu. Par pudeur et aussi parce que moi-même, je me cherchais encore, donc ce n’était pas forcément simple d’expliquer aux autres. Après, les gens sont devenus curieux, ce qui m’a permis de me libérer, parce que la plupart de mon entourage était assez ouvert. Et puis je ne suis pas tout le temps en train d’en parler, je ne les saoule pas avec mes histoires de fantômes !

Mais c’est vrai qu’aujourd’hui, j’en suis complètement libérée. J’en suis même fière. Alors qu’avant, ce n’est pas quelque chose que j’aurais mis en avant. Quand on me demandait ce que je faisais, je répondais que j’étais formatrice. Maintenant, c’est vraiment avec plaisir que je réponds que je suis médium. Il n’y a qu’avec mes grands-parents que je n’en parle pas très clairement, parce qu’ils y sont assez réfractaires. Mon grand-père commence à s’ouvrir au magnétisme, mais on n’en discute pas plus que ça. Après tout, quand on se voit, on a d’autres choses à se raconter.

Vous ne ressentez pas spécialement de l’agressivité à votre égard ?

Non, pas du tout de la part de mes proches. Pas de moqueries, ni rien. Et puis j’ai la chance d’être très soutenue par mon époux, et ça, c’est important. Il est un peu médium lui aussi, mais il ne se l’avoue pas tellement. En parlant de mon époux, justement, ça me fait penser que  ça fait bien plus longtemps que sept ans que je suis médium. C’est juste qu’avant, je n’en avais pas conscience.

Quand j’étais petite, vers 7 ans, je n’arrêtais pas de répéter à ma mère que j’avais été mordue par un chien. C’était un berger allemand, je décrivais la scène en détail. Ma mère me répondait que ça s’était peut-être passé quand j’étais avec mon père, puisque mes parents étaient divorcés. Et mon père me certifiait que non ! De toute façon, si j’avais été mordue, j’aurais eu des traces.

Ils m’ont toujours dit que c’était un rêve, très réel, mais un rêve quand même. Ça a duré près d’un an et demi. Et puis ensuite, j’ai commencé à raconter l’histoire d’un parc rouge dans lequel je voulais retourner. Sauf que je n’avais jamais mis les pieds dans un parc rouge… Et puis on s’est rendu compte il y a deux ou trois ans, mon mari et moi, que ce n’étaient pas mes souvenirs, mais les siens ! On était déjà réunis. Nos âmes avaient de toute façon prévu de se réunir dans cette vie-ci, je vivais donc sa vie par procuration. Je suis sûre qu’il y a eu d’autres moments, mais je ne m’en souviens pas.

Qu’est-ce qui vous a donné confiance dans votre manière de vivre votre médiumnité ?

Le coup de pied au cul de mon ami Nhâm, qui est décédé très jeune. C’était mon meilleur ami, il est décédé dans un accident de voiture. Il venait souvent me parler. Et un jour que j’étais dans le doute – parce que, quoi qu’on en pense, ça fait très peu de temps que je ne doute plus –, il est venu me voir en riant. Il m’a dit : « Mais tu te rends compte ? T’as l’air con ! » Sympa lui ! « J’ai l’air con ?! Pourquoi ? » Il m’a répondu : « Mais tu te rends compte un peu ? Tu doutes de ce que nous, on te raconte ! ». Alors là, je me suis sentie gênée… Douter de soi, c’est une chose, mais douter d’eux, ce n’est franchement pas respectueux. Je l’ai vraiment entendu de cette manière-là. Et je me suis dit que je ne pouvais plus continuer comme ça. Depuis, je me force à dire tout ce que j’entends, vois, sens, même si ça paraît bizarre. Et c’est souvent quand ça paraît bizarre que ce sont les éléments les plus fragrants.

Je me souviens par exemple d’une dame qui me montrait un pot de yaourt. Je ne comprenais pas. Sa petite-fille a ri, elle a dit que c’était son repas. Elle en mangeait plein dans la journée, elle adorait ça. Et pour une autre dame, son frère me parlait d’une bouteille. En fait, c’était un élément particulier qu’elle avait en commun avec son frère, dont personne n’était au courant, pas même son propre mari. C’était une bouteille bien particulière qui avait été gardée le jour de son enterrement. Là, cette femme n’a vraiment plus eu aucun doute, elle savait que c’était son frère. Quand il y a des éléments comme ça, les gens ne peuvent plus se poser de questions.

On voit vraiment que vous avez pris de l’assurance et que vous ne doutez plus.

Ce n’est pas grâce à moi, c’est vraiment grâce à eux. Quand je suis dans le doute, je pense à eux et je me dis « Tais-toi ! Ferme ton ego, laisse-le de côté et écoute ce que eux ont à te dire ». Même pour moi, c’est compliqué de passer au-dessus de l’ego dans ma vie personnelle. Quand j’ai des questionnements, j’aimerais bien avoir des réponses, mais je ne les ai pas parce que mon ego bloque. Mais quand je suis en séance, je m’efforce de plus en plus de laisser les consultants se confier à moi.

Et ce qui m’a donné confiance aussi, ce sont les réactions des gens. Quand on a des retours positifs, des remerciements… J’en ai pleuré encore ce midi. De toute façon, je pleure tous les jours ! Quand les gens me disent qu’ils suivent mes vidéos et que ça leur fait du bien, c’est le plus beau des cadeaux. Je reçois très souvent des personnes qui me disent qu’elles voient les choses autrement, qu’elles sont sorties de leur dépression parce qu’elles ont compris que de l’autre côté, il y avait autre chose et que les défunts y étaient bien. Ça, franchement, ça me fait prendre confiance.

Et puis je communique aussi par écrit avec des défunts, entre autres, et des guides. Du coup, je suis très à l’écoute de ce qu’ils me disent, mais aussi des choses à partager. Et ça aussi, ça me fait prendre conscience et confiance. Je me dis que tout ce que j’ai canalisé par écrit est arrivé par la suite. Avec l’expérience, le doute s’en va.

Je me souviens d’une situation où le défunt disait le mot « saumon » et sa fille m’a dit que la veille, elle avait parlé de lui et qu’elle avait utilisé cette métaphore. Elle attendait de lui une réponse pendant la séance. Elle disait qu’elle était comme un saumon – parce qu’elle était québécoise – qui rentre et qui sort de l’eau. Si je ne l’avais pas écoutée, jamais je ne lui aurais sorti ce mot-là. Ça semble ridicule de parler de saumon, mais, du coup, ce sont de petits détails comme ça qui, lorsque j’ai un doute, me reviennent en mémoire. Je me dis de me faire confiance et de leur faire confiance, parce que j’ai déjà vu plusieurs fois que je ne me trompais pas.

Qu’est-ce qui vous a aidée à dépasser vos peurs ?

Je n’en fais pas assez souvent, mais je trouve que la méditation aide beaucoup. Quand on médite, on est vraiment dans un état de conscience modifié et presque de transe dans certaines situations où on peut aussi recevoir des messages. Ça permet de prendre confiance, peut-être, mais surtout, de faire redescendre la pression, la peur, l’ego… Du coup, forcément, la confiance a plus de place.

Je suis quelqu’un d’assez fonceur. Quand je me suis mise à mon compte, ça a dû faire peur à mon époux. Mais moi, curieusement, je n’avais aucun doute. Il faut être honnête, il faut pouvoir assurer quand même : j’ai des enfants, une maison… Je devais retourner bosser ailleurs si ça n’allait pas. Mais je n’avais pas de craintes, j’ai foncé.

La peur de ce que certaines personnes appellent le bas astral, les entités négatives, vous l’avez eue ?

En fait, non, et je ne l’ai toujours pas ! Je ne dis pas que je ne crois pas au bas astral, mais fort heureusement pour moi, je ne l’ai pas rencontré s’il existe. Et puis je ne suis pas tout à fait d’accord avec cette vision que certains peuvent avoir du bas astral. Pour moi, quand on arrive sur Terre ou quand on repart de l’autre côté, c’est toujours dans le même but, celui de servir la Source, c’est-à-dire l’amour infini, inconditionnel.

Je pense que certaines âmes incarnées n’ont pas encore compris que parfois, sur Terre, certaines âmes devaient se sacrifier, soit en tant que victimes, soit en tant que bourreaux, pour faire avancer les choses. On les relègue au plan de bas astral parce que c’était un kidnappeur, un tueur, etc. Mais pour moi, ça ne marche pas comme ça. Je ne prétends pas non plus que j’ai tout compris et que les autres non, loin de moi cette idée !

Dans son livre Les familles d’âmes, Marie-Lise Labonté l’explique très bien : celui qui nous semble être quelqu’un venu nous faire du mal, le terroriste qui vient poser une bombe, combien d’âmes va-t-il éveiller en même temps ? Les victimes du Bataclan ont réveillé le monde entier… Ça a créé un égrégore positif, de la compassion, de la solidarité… Effectivement, ensuite, le soufflé retombe un peu, mais il faut voir les choses de bien plus haut que notre perception terrestre.

Déjà, la notion de bien et de mal est complètement terrestre. Il n’y a pas de bien ou de mal, il y a de l’expérimentation. Récemment, j’ai fait un contact où le défunt expliquait qu’il était venu sur Terre, qu’il en était reparti, et c’est comme si ça n’avait pas duré plus de 3 minutes en fait. C’était un jeune qui a vécu une vingtaine d’années. Il me montrait qu’à l’échelle de l’Univers, c’est minuscule. C’est une petite expérience. Donc parfois, je m’oblige à voir les choses comme ça, avec plus de hauteur, parce que sinon, effectivement, on a de quoi être malheureux.

Je suis comme tout le monde, je me plains, je râle. Forcément, moi aussi, j’ai de la colère et de l’incompréhension. Mais après, quand je me pose un peu et que je regarde les choses de plus haut, j’ai compris. En tant qu’humains, ce n’est pas toujours simple. Au niveau céleste, c’est juste une notion d’équilibre. Il faut expérimenter les deux pour pouvoir comprendre comment ça se passe des deux côtés. C’est horrible de dire ça, parce que si ça arrivait à un de mes enfants, je crois que j’en mourrais. Mais pourtant, quand je vois les choses de manière plus large, c’est de cette façon que je les conçois.

En fait, depuis que j’ai découvert toutes ces notions, j’ai l’impression d’être dans un jeu vidéo géant. Je ne sais pas si c’est votre cas également ?!

C’est comme ça qu’il faut le voir effectivement, on est dans un jeu vidéo ; on vient faire une partie, on meurt. On n’a plus de vie ? On retourne de l’autre côté et puis c’est reparti pour une nouvelle vie.

Dans un jeu vidéo, il n’y a ni bien ni mal, il n’y a pas d’affect, il faut juste réussir sa mission et repartir…

Exactement. Quand on voit les choses comme ça, on les vit plus facilement. Maintenant, je suis la première à les vivre difficilement. On est en ce moment dans une épreuve de vie très particulière de perte et d’attente d’un enfant et on se demande pourquoi. Mais ça, c’est le côté terrestre, pas le côté céleste.

Quels conseils donneriez-vous à un médium débutant ?

Déjà, il faut se protéger. Mais il ne faut pas le faire n’importe comment. J’avais tourné une vidéo à ce sujet, « Les techniques de protection », pour donner quelques idées, des bases. Mais se protéger, c’est aussi ne pas en faire trop. On est vite grisé quand on se rend compte qu’on arrive à percevoir, à sentir, on trouve ça génial. Du coup, on veut en faire encore et encore et ça nous épuise. Donc ce n’est pas la bonne solution. Se protéger, faire attention à soi, c’est primordial.

Ensuite, il faut faire attention à la façon dont on peut communiquer les messages que l’on nous transmet. Parce que, vraiment – et je pèse mes mots –, ça peut briser une vie. Beaucoup de personnes sont venues me voir en me disant « On m’a dit que ». Il faut faire très attention à ce que l’on dit, à ce que l’on transmet et à la façon dont on le transmet.

Christophe Jacob dit que tous les médiums devraient suivre une formation en psychologie avant d’exercer.

Je suis d’accord, une formation de psy et de communicant. J’ai fait un an de psy et trois ans d’école d’éducateurs ; j’ai fait énormément de psycho et ça me sert toujours. D’ailleurs, parfois, j’ai des cas psychiatriques chez les personnes qui me demandent des séances. Je le sens et je refuse. Je ne suis pas responsable de ce que les gens vont faire de ce que je vais leur donner, mais je suis responsable de mon implication. Donc, si je ressens que ce n’est pas la bonne personne ou que ce n’est pas le bon moment, c’est de ma responsabilité de leur dire non.

Parmi les autres conseils que je peux donner à des médiums débutants, c’est qu’il vaut vraiment prendre du temps pour soi, méditer, boire beaucoup d’eau, s’aérer… Tout ça fait partie d’une certaine forme de protection. Et puis aussi, il faut beaucoup échanger, dialoguer, et ne pas rester tout seul face à son éveil, face à ses capacités qui se développent. On peut se sentir submergé et isolé. Quand on n’a personne avec qui échanger, c’est lourd.

Quelles sont vos lectures inspirantes ?

J’aime bien lire des magazines comme Flow, Esprit Zen… tous les magazines d’inspiration « positive attitude ». Je lis ça un peu n’importe quand dans la semaine, un article, une page… Je lis aussi beaucoup d’articles sur Internet. Et puis ça va dépendre de mes envies, de mon inspiration du moment. Ces derniers temps, j’ai beaucoup lu autour de la notion d’âme, des liens karmiques, des vies antérieures…

J’aime aussi beaucoup Paulo Coelho qui, dans la grande majorité de ses ouvrages, est très ouvert à la médiumnité, à la spiritualité, à la réflexion autour de la vie après la mort. Ça fait du bien, ce sont des lectures que j’apprécie. Un des derniers ouvrages que j’ai lus, c’est celui de Marie-Lise Labonté, Les familles d’âmes. J’ai lu aussi Les neuf marches, d’Anne Givaudan et Daniel Meurois.

Et puis un livre m’a marquée ces dernières semaines : Ces armes qui nous ont tués, de Sylvie Nach. Elle y explique qu’on peut garder physiquement et moralement les traces des armes qui nous ont blessés ou tués dans les vies antérieures. Elle est thérapeute et pratique la déprogrammation. C’est ce que je fais aussi, mais je n’en avais pas vraiment conscience. C’est venu appuyer une de mes techniques récentes.

Quelles sont les personnes qui vous inspirent ?

J’adore Lilou Macé, parce qu’elle est très dynamique et qu’elle interviewe énormément de personnalités du monde de la spiritualité, du bien-être, de la médiumnité… J’aime beaucoup sa façon de faire et sa façon d’être. Je suis aussi tombée un peu en amour d’une femme qui s’appelle Christelle, une thérapeute que j’ai découverte grâce à la chaîne Tistrya. J’aime beaucoup sa façon de penser. Elle a une conscience très élevée des choses ; quand elle parle, c’est donc toujours avec beaucoup de hauteur. Et pourtant, on comprend tout ce qu’elle raconte. J’aime aussi beaucoup Franck Lopvet, qui fait des vibraconférences.

Voulez-vous ajouter quelque chose pour conclure cette interview ?

Je voudrais vraiment insister sur le fait que si c’est compliqué de se faire confiance à soi, essayez au moins de faire confiance aux entités, aux énergies, aux guides et aux défunts qui nous entourent. Ça peut parfois débloquer des situations lorsqu’on du mal avec son propre ego, ses doutes, ses peurs. Ce qui m’a permis d’avancer, c’est de me dire : « Sois un peu dans le respect, parce que quand tu es dans ton ego, enfermée dans ta bulle de crainte, tu n’es pas respectueuse ».

Merci encore Mélanie 🙂

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