assumer sa spiritualité auprès de son entourage

 

Développer sa spiritualité, ce n’est pas toujours une mince affaire. Surtout quand notre entourage ne nous comprend pas et/ou ne nous soutient pas. Malheureusement, tout le monde n’a pas la chance d’évoluer dans une famille tolérante comme la mienne.

On nous a changé notre Fabie ?!…

Mais même dans ma famille et parmi mes amis (du moins ceux qui sont au courant !), je vois bien qu’ils me regardent un peu d’un air suspicieux. Leur Fabie, là, elle serait pas en train de devenir un peu, voire complètement, cinglée ? Bah ouais, elle qui levait les yeux au ciel et soupirait bruyamment quand on lui parlait de Dieu, de la messe, des religions, tout ça tout ça… Cette Fabie-là, donc, voilà qu’elle se met à nous parler d’au-delà, d’énergie cosmique, de guides et même d’anges quand elle est en confiance ?! Euh, on nous l’a changée ou quoi ?!…

J’imagine très bien que ça doit faire bizarre d’assister à un tel changement…

Tracer sa route, quoi qu’il advienne

Même si mon entourage est ouvert, j’ai encore du mal à affirmer cette version de moi de plus en plus spirituelle. J’ai du mal à assumer. J’ai peur d’un rejet qui ne viendrait sans doute pas. J’ai peur de l’incompréhension surtout. Cette incompréhension, elle est là, on ne peut pas la nier ! Au mieux, on m’écoute poliment, au pire, je peux presque entendre des rires sarcastiques contenus. C’est pourquoi, dans un premier temps, je voulais écrire les articles de ce blog sous un pseudo.

Et puis j’ai réfléchi : comment transmettre mes expériences, mes pensées, mon cheminement, si je me cache derrière une identité qui n’est pas la mienne ? Tout serait faussé dès le départ. Et ce n’est pas ce que je veux.

La dissonance cognitive, c’est ça le problème !

En fait, il y a deux options : soit essayer de convaincre à tout prix les autres qu’on est dans le vrai, et qu’ils devraient suivre le même chemin que nous tellement on est sûr de notre choix, soit tracer sa route quoi qu’il advienne.

La première option peut être tentante, mais elle est un piège. Vous allez gaspiller de l’énergie, du temps, et peut-être des relations, à essayer de convaincre des gens qui ne seront jamais convaincus. Ou alors pas tout de suite, et pas par vous. Jean-Jacques Charbonier, un anesthésiste qui s’intéresse aux expériences de mort imminente (EMI) depuis de nombreuses années, parle de dissonance cognitive : « état qui pousse votre cerveau à refuser, à rejeter une information qui peut remettre en question son fonctionnement ». Donc, plus un sujet sortirait de la norme, des schémas de pensée habituels, plus il entraînerait un rejet. Ça se vérifie pour les OVNIS, mais aussi, donc, pour tout ce qui ne peut pas être expliqué par la science actuelle : la survivance de l’âme après la mort en fait partie.

La preuve par l’exemple

Bon, on n’est pas là pour faire un cours sur la dissonance cognitive (quoique, peut-être que j’en ferai un article un jour, tiens !), mais pour réfléchir aux réactions parfois virulentes de notre entourage face à notre spiritualité grandissante. Pas facile…

En suivant notre propre chemin, nous évoluons, plus ou moins spectaculairement, et, par la force des choses, notre entourage sera bien obligé de constater que nous avons changé. C’est là la meilleure des preuves à mon sens.

Si vous n’avez pas la chance d’être entouré de gens ouverts et tolérants (ils ne sont malheureusement pas monnaie courante), si c’est difficile pour vous d’affirmer et d’assumer qui vous êtes en train de devenir, gardez confiance, tracez votre route. Même si elle est bordée d’épines, même si vous voyez un précipice de chaque côté, c’est votre route, votre voie, et elle vous mènera là où vous devez arriver. Que votre entourage l’apprécie ou non.

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